Livre du Président Ousseynou Keïta, rétrospective du football, tout en jetant un regard descriptif sur la ville de Thiès.

Réponse à pourquoi ce livre maintenant :

Le genre est inédit. Il est à la croisée de l’autobiographie de l’histoire
Rétrospective du football, tout en jetant un regard descriptif sur la ville de Thiès.

Pour autant, il n’y a pas de corrélation ni de lien possible avec ce qui se passe aujourd’hui dans le football . L’envie d’écrire, tout comme les événements décrits dans ce livre, précédent de loin, les événements que nous vivons maintenant. C’est un livre d’époque, qui pose des faits vécus, ou traversés, les analyse se projette dans l’avenir et laisse au lecteur la liberté de tirer les conclusions qui l’agréent.

Au départ, j’ai voulu simplement écrire sur le football. La raison , la grande injustice et l’énorme frustration que j’ai subi et connu, lorsqu’en 1995 à l’occasion de l’élection du président de la fédération , J’avais été contraint de retirer ma candidature suite aux intrigues labyrinthiques et machiavéliques contre ma candidature, mais par respect pour la parole donnée, en bon Thièssois, et m’abstenant par étique d’en révéler les raisons profondes, pendant que tout le monde s’attendait, l’état y compris, informé qu’il était par ses services de renseignement, à ce que je sois élu président de la fédération Sénégalaise de football.
J’avais une idée très claire de ce qu’il fallait faire pour lancer notre football. Bien sûr, je la partageai avec le mouvement associatif, qui m’avait choisi et qui m’aurait probablement accompagné pour sa mise en oeuvre.
J’ai voulu par ce livre, informer et en même temps édifier les membres du mouvement associatif qui m’avaient choisi, en leur signifiant que je n’avais trahi personne, loin de là, et que je n’avais pas non plus fui mes responsabilités comme le prétendait certains, mais que simplement j’avais subi une cabale de grande envergure et que j’avais été concomitamment victime d’une conspiration. Il était bon à mon avis de revenir de manière exhaustive sur tout cela pour donner la bonne information afin que nul n’en ignore et que cela serve pour l’avenir.

L’autre raison d’écrire, fut ma gestion de l’union sportive du Rail. Le club emblématique de la ville de Thiès que j’avais eu l’honneur de diriger un moment en temps que président de la section de football puis président du club avec des amis ; Ablaye Diop Amadou Diop BOUDHA Serigne Leye Thioune Djibi Thiaw Yankhoba Isac N’diaye Maitres Sy Kane et Niane le docteur Momar Anta Sally Mbacké Ama Sall Mandiaye Gueye Babacar Gueye etc …

Nous vivions alors à l’époque du SPONSORING et nous avions besoin de ces cadres pour leurs apports en industrie certes, mais aussi et surtout comme bailleurs pour consolider l’apport financier consistant mais insuffisant de la SNCS. Nous avions placé le club sur orbite et l’avions fait respecter au dedans comme au dehors. Bref nous lui avons fait recouvrer son statut d’antan.
Le Rail était redevenu un club attrayant qui forçait respect et admiration.

Sur ces entrefaites, un petit groupe de supporters, de petits malins mus par des ambitions égoïstes et égocentriques, pensant que ce qu’on faisait était facile, avait manœuvré, spéculé raconté et balancé des contres vérités, dans le but de nous discréditer et de s’emparer du pouvoir, avec comme seule ambition faire mains basses sur les ressources que j’avais mis en place avec l’aide des personnes précitées.

Déçu et Révolté je suis parti prestement sans crier gare, au terme d’une assemblée générale houleuse, en me retirant, refusant au passage toute compromission , rejetant leur plan absurde autant qu’irréel. C’était en 2001 , nous sommes en 2026. Faites vous même, le rapport. 25 ans de gestion approximative sans résultat probant plutôt une dégringolade vertigineuse continue. Malgré tout ils s’entêtent toujours à rester à la tête de l’équipe qu’ils ont plongé par enfantillages et incompétence dans une grande détresse sans perspective véritable de la tirer du gouffre.

Existe -t-il seulement dans le monde un président de club qui soit resté aussi longtemps au poste ? Et qui plus est, ait précipité un club dont il avait hérité pendant qu’il figurait parmi les cinq majeurs , au bas fond du football?

Mon expérience d’ancien footballeur de dirigeant de club et de membres de plusieurs bureaux fédéraux , m’autorise je crois, à affirmer qu’aujourd’hui nous avons beaucoup d’atouts. Nous n’avons point usurpé notre place au sommet du football africain. Elle est tout à fait méritée. C’est au prix d’un long processus et le fruit du travail cumulé de toutes les fédérations qui ce sont succédées.

L’implantation progressive de centres de formation y a également contribué et nous a permis de régler pour un temps notre problème d’effectifs de qualité et de son renouvellement permanent. Nous avons par ailleurs de bons techniciens expérimentés rompus à la tâche qui ne demandent qu’à être placés dans de bonnes conditions pour faire l’affaire.

Notre seul problème réside dans l’environnement de l’équipe. Après l’ordre rétabli par Aliou Cissé même si ses choix tactiques sont parfois discutables, et Augustin , qui nous a valu les bons résultats de ces dernières années, nous sommes retombés par inadvertance dans le désordre qui avait prévalu auparavant et qui vicie l’environnement de l’équipe. La fédération doit régler au plus vite cette question grave pour éviter de renouer avec nos travers.

J’ai aussi abordé ma trajectoire administrative et politique. J’ai parlé des grandes familles religieuses, de la naissance des principaux partis politiques qui sont presque tous nés à Thiès, le Ps, le PAI qui donnera plus tard naissance à la LD et au PIT.

Mais aussi de la culture avec les tapisseries de Thiès inaugurées par le président Senghor et son hôte de marque le président Modibo Keita.
Beaucoup ne savent pas que l’unique oeuvre dans le monde qui trône à côté de la quaba dans la prestigieuse salle de réception des nations unies à New York provient de Thiès. Il est le fait de Pape Ibra Tall qui l’a dessiné et deux limiers sénégalais qui l’ont réalisé. Cette oeuvre majeure a été offerte aux nations par Senghor. Défraîchie , elle a été restaurée par Ablaye Wade sur proposition de Ablaye Diop ministre des finances.

Je pense que ce livre doit être présent dans chaque famille Thièssoise et qu’au plan sportif il pourrait intéresser les sénégalais de toutes religions et que tous les sportifs du pays qui aiment le football les dirigeants et les joueurs devraient s’en approprier.

J’aborde in fine, dans ce livre, un point important pour le président Senghor, le métissage culturel, via la civilisation de universelle.Thiès est un carrefour, une voie de passage obligé, incontournable où naquit un melting-pot qui a généré un comportement typiquement Thièssois avec des qualités induites de dignité de courage de refus etc.

Le chemin de fer Dakar Niger ou DN a été le trait d’union via Thiès entre le Senegal et la sous région. Rappelons qu’Ahmed Sékou Touré futur président de la Guinée a failli prendre épouse à Thiès mais que Gouta Gueye menuisier de son état au CFDN en bon sénégalais le supplanta en emportant la mise. Ce que Sékou en bon perdant mis sur le compte de sa nationalité étrangère.

Ousseynou Keita

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