Quand Sonko blanchit les fonds haram (T’AS)

Les sessions extraordinaires s’enchaînent dans une banalité offensante pour la dignité de l’Assemblée nationale. À l’ordre du jour : les sempiternelles manœuvres politiciennes d’un esprit retors et revanchard. Pendant ce temps, les Sénégalais sont abandonnés, naufragés au « 5e sous-sol », à l’image tragique de ces crève-la-faim coincés dans une mine effondrée.

La dernière trouvaille d’Ousmane Sonko et de son clan est de vouloir blanchir les fonds politiques déclarés jadis haram. L’opération passe par un simple jeu de mots, en les convertissant en « fonds spéciaux », pour continuer à en disposer à leur guise sous le vernis de la légalité.

Il se trouve que l’Assemblée nationale n’a jamais voté de fonds politiques, spéciaux ou de solidarité. Comme je l’ai souvent clamé depuis l’hémicycle, le budget de l’institution est approuvé dans une opacité absolue, en violation flagrante des articles 21 et 34 de notre règlement intérieur.

Pour preuve, l’opacité règne toujours sur les conditions d’acquisition des véhicules, qu’aucun budget n’avait autorisées. Le comble de l’hypocrisie est atteint lorsqu’un président, intronisé de force, recrute ses anciens ministres devenus chômeurs. Quel budget a prévu et autorisé ce népotisme scandaleux ?

Se poser en chantre de la transparence tout en agissant ainsi illustre le cynisme absolu du Pastef : prêcher la vertu en public et s’engoncer dans le vice en privé. C’est dans leur ADN.

Thierno AAlassane Sall

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