A la unePolitique

Le FDR soutient les travailleurs en lutte et appelle à l’unité face à l’échecdu régime PASTEF-KIIRAY

Tout le monde l’a constaté. En trois mois, les organisations syndicales ont lancé deux
mots d’ordre de grève générale : vingt-quatre heures en juillet 2026, puis soixantedouze heures en octobre. Ces mobilisations sont intervenues après le dépôt régulier
d’un préavis et de multiples interpellations des pouvoirs publics (conférences de
presse, assemblées générales, marches nationales, appels répétés au dialogue).
Les réponses du Gouvernement aux revendications issues du Pacte de stabilité sociale
restent insuffisantes. Pis, les réformes du Code du travail et du Code de la sécurité
sociale ont été adoptées sans respecter les consensus issus des concertations
tripartites, ce qui ruine la confiance nécessaire au dialogue social.
Deux jours avant le début de la grève, le Gouvernement a appelé les syndicats à y
renoncer lors d’un point de presse. Des déclarations perçues comme des pressions ne
remplacent pas une négociation responsable. Le recours aux Forces de défense et de
sécurité pour conduire des bus de Dakar Dem Dikk, comme la réquisition de travailleurs
dans plusieurs secteurs, relèvent de la contrainte et non du dialogue.
Le FDR déplore une gestion du conflit qui ignore la parole des travailleurs, alors qu’ils
exercent leurs droits et défendent des acquis conquis de haute lutte. Il réaffirme sa
pleine solidarité avec le Front syndical de défense du travail, dont la plateforme porte
leurs revendications.
Le FDR exige :

  • l’ouverture immédiate d’un dialogue social structuré ;
  • le respect effectif des engagements pris envers les organisations syndicales ;
  • la fin de toute mesure d’intimidation ou de contrainte entravant l’exercice légal
    du droit de grève.
    Au-delà du conflit social, les tensions entre les pouvoirs législatif et exécutif autour du
    projet de loi de finances rectificative et du projet de loi de finances initiale pour 2027
    donnent l’image d’institutions davantage absorbées par leurs rapports de force que par
    la résolution des urgences sociales.
    Les commissions d’enquête déclenchées à l’Assemblée nationale participent d’une
    grosse comédie et d’une décrédibilisation générale du régime PASTEF-KIIRAY d’autant
    plus que tous les dossiers dans lesquels PASTEF est directement impliqué sont
    systématiquement écartés des « enquêtes ».
    La majorité PASTEF de l’Assemblée nationale a voté sans modifier quoi que ce soit les
    projets de lois portant code du travail et code de la sécurité sociale proposés par le
    gouvernement KIIRAAY et contre lesquels les travailleurs se battent aujourd’hui.
    Tout le monde peut le constater : sur les revendications des travailleurs, le coût de la
    vie, l’introduction frauduleuse d’un député à l’Assemblée nationale, le refus d’opérer à
    une révision ordinaire ou exceptionnelle des listes d’électeurs et de respecter le
    calendrier électoral, le refus de discuter des modes de scrutin électoraux, ils se liguent
    et mènent un même combat.
    Le FDR appelle les forces vives de la nation à se rassembler pour défendre les droits
    des travailleurs et faire face à l’échec du régime PASTEF-KIIRAY et ses conséquences
    pour notre peuple.
    Dakar, le 21 octobre 2026
    La Conférence des leaders

Related Posts