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Appel au boycott sur les réseaux sociaux :le projet PASTEF, de la bulle numérique, à l’échec économique

Il faut le dire clairement: le Pastef n’a jamais eu de projet de développement pour le Sénégal. Son seul projet, c’était les réseaux sociaux. Aujourd’hui, tout se confirme avec cet appel de leur gourou à ses adeptes au boycott sur les réseaux sociaux.

Pendant des années, ils ont bâti une véritable industrie de la manipulation: des centaines de faux profils, des groupes WhatsApp et Telegram verrouillés, des pages qui se partagent les mêmes contenus à la seconde près. L’objectif n’était pas de convaincre par les idées, mais d’écraser par le bruit, de donner l’illusion d’une majorité. Et ça a fini par prendre forme jusqu’à l’imposition totale dans le monde virtuel.

C’est avec cette arme qu’ils ont régné. D’abord par l’intimidation des élites culturelles, politiques et religieuses. Combien d’artistes, d’influenceurs, de journalistes, de politiciens et de chefs religieux ont été lynchés, menacés, insultés, jusqu’à être obligés pour certains de faire allégeance par peur de la pression. Ensuite par le chantage à l’émotion. Chaque débat était transformé en combat du bien contre le mal, du patriotisme contre la trahison. Aucune place n’était laissée à la nuance. Tu es avec nous, tu vis. Tu es contre nous, tu dois disparaître à tout prix.

Aujourd’hui, ce modèle s’effondre. D’abord, la cible principale s’est volatilisée. Cette jeunesse qu’ils ont chauffée à blanc, qu’ils ont poussée à l’affrontement, elle a pris la mer, direction l’Espagne, dans les pirogues. Ceux qui restent ne rêvent plus de révolution, ils cherchent juste à survivre.

Ensuite, le réveil est brutal. Les Sénégalais ont compris que derrière les lives et les slogans, il n’y avait rien. Aucune doctrine économique, aucune équipe préparée. Pastef était une arnaque bien emballée.

Enfin, et c’est le plus grave, l’épreuve du pouvoir a tout révélé. Depuis qu’ils gèrent, le Sénégal s’enfonce dans une crise économique que tout le monde subit. La vie chère, les entreprises à l’arrêt, les investisseurs qui fuient. Ils ont critiqué pendant dix ans, mais en quelques mois au pouvoir, ils ont prouvé leur médiocrité.

La vente de vues ne gère pas un pays. Le buzz ne remplit pas les assiettes. Le Sénégal le découvre à ses dépens.

Dr Madior Ly

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