À quelques mois de la fin des mandats municipaux, la ville de Thiès est plongée dans une agitation politique qui n’est pas sans rappeler les plus grandes mises en scène de la troupe « Soleil Levant ».
Pendant quatre longues années, les populations ont attendu des réponses à leurs préoccupations quotidiennes. Aujourd’hui, à l’approche des échéances électorales, les chantiers se multiplient : éclairage public, réfection de routes et autres travaux d’embellissement surgissent soudainement. Une question s’impose alors : pourquoi avoir attendu la veille du bilan pour agir ?
Plus préoccupant encore, un conseiller municipal, adjoint au maire et ministre de la République, Maître Ousmane Diagne, a publiquement interpellé l’opinion sur la gestion des 2,5 milliards de francs CFA alloués chaque année à la ville de Thiès. Cette sortie met en lumière une exigence devenue incontournable dans toute démocratie moderne : la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Les Thiessois ont le droit de savoir. Ils ont le droit d’être informés sur l’utilisation des deniers publics. Ils ont le droit d’exiger des comptes de ceux à qui ils ont confié la gestion de leur cité.
Le temps des effets d’annonce doit cesser. La politique de l’autruche, le saupoudrage de réalisations de circonstance et les opérations de communication destinées à séduire l’électorat ne peuvent tenir lieu de bilan. La politique est une mission noble, fondée sur la responsabilité, la redevabilité et le respect de la confiance populaire.
Pendant ce temps, d’autres acteurs, sans disposer d’aucun mandat électif, travaillent quotidiennement aux côtés des populations. Sans battage médiatique, sans recherche effrénée de visibilité, ils posent des actes concrets. C’est notamment le cas du président Abdoulaye Dièye qui, à travers ses multiples initiatives, contribue à l’amélioration du cadre de vie des populations par l’équipement d’infrastructures publiques, la construction de mosquées, de salles de classe et le soutien à diverses actions sociales.
Ce constat doit interpeller les élus locaux. Ceux qui ont reçu la confiance du peuple doivent servir avec sérieux, rigueur, efficacité et transparence. L’exercice du pouvoir local ne saurait être une affaire de calculs politiciens ou de communication électorale.
L’heure du bilan a sonné.
Bientôt, les Thiessois seront appelés à se prononcer. Ils observeront, compareront et jugeront. Ils distingueront ceux qui apparaissent à l’approche des élections de ceux qui sont restés à leurs côtés tout au long des années.
La bataille politique qui s’annonce sera avant tout celle de la crédibilité, du bilan et de la confiance.
La guerre du Cayor est déclarée. Et comme toujours, le dernier mot reviendra au peuple souverain.
Modou Thiam, conseiller municipal à la mairie de Thiès-Est
Responsable du parti Alliance avec le peuple 2AP/Siggi Jotna









