HABIB NIANG, PRESIDENT DU MOUVEMENT AND SUXALI SENEGAAL
‘
Quelques jours après sa rentrée politique dans son fief politique à Thiès, suite à deux années sabbatiques, Habib Niang se fait le porte-parole des populations sénégalaises qu’il dit avoir observé et surtout écouté. Dans cet entretien, le président du Mouvement And Suxali Senegaal indique clairement que ces dernières attendent plus des actes concrets que des discours.
Malgré deux années d’absence de la scène politique, vous avez réussi un retour fracassant dans votre fief à Thiès. Comment avez-vous fait pour obtenir ce succès politique ?
Vous savez, ce succès est avant tout le fruit d’un travail de terrain constant. Même pendant mon absence de la scène politique, je n’ai jamais rompu le lien avec les militantes et les militants qui sont restés fidèles à notre engagement. Nous avons entretenu cette proximité, cette confiance et cette écoute. C’est cette fidélité réciproque qui explique que la mobilisation se soit faite de manière naturelle.
Pendant deux ans, vous avez observé et écouté les Sénégalais. Qu’avez-vous retenu ?
Ces deux années d’observation m’ont permis de mieux comprendre les attentes profondes de nos concitoyens. J’en retiens surtout que le Sénégal a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, sans exclusion, capables d’apporter leur contribution au développement économique, social et humain de notre pays. Aujourd’hui, les Sénégalais attendent plus des solutions concrètes que des discours.
Lors de votre prise de parole, vous avez lancé un appel à l’apaisement, au dialogue et surtout au rassemblement autour de l’essentiel. Pourquoi cet appel ?
Notre pays a besoin d’apaisement, surtout après les événements douloureux que nous avons connus il y a quelques années. Il est temps de dépasser les divisions et les rancœurs pour privilégier le dialogue et l’intérêt supérieur de la Nation. C’est uniquement dans un climat de paix, de stabilité et de rassemblement que nous pourrons relever ensemble les défis du développement.
Vous n’avez pas exclu de travailler avec le Président de la République. Est-ce à dire qu’on peut s’attendre à ce que vous rejoigniez le parti qu’il va lancer samedi prochain ?
Notre mouvement n’a jamais exclu de soutenir les initiatives du Président de la République, dès lors qu’elles vont dans le sens de l’intérêt général et du bien-être des populations sénégalaises. Notre engagement est guidé par les principes et les résultats, pas par des considérations partisanes. Chaque décision sera prise dans le respect de notre identité politique et de nos convictions.
Un couplage des élections locales et législatives est envisagé. Qu’en pensez-vous ?
Je pense que ce serait une initiative pertinente si elle venait à être mise en œuvre. Elle permettrait de rationaliser le calendrier électoral, de réduire les coûts liés à l’organisation de plusieurs scrutins successifs et d’alléger les dépenses publiques. Dans le contexte économique actuel, toute mesure permettant de réaliser des économies tout en préservant la qualité du processus démocratique mérite d’être examinée.
On vous prête des ambitions pour la mairie de Thiès Nord. Qu’en est-il réellement ?
Je dirais plutôt que l’on ne me prête pas ces ambitions : je les ai toujours assumées. J’ai toujours eu l’ambition de diriger la mairie de Thiès Nord afin de mettre mon expérience et mon engagement au service de ses populations. À une période, pour des raisons que tout le monde connaît, j’avais accepté de retirer ma candidature dans un esprit de responsabilité. Aujourd’hui, les circonstances sont différentes et je vous confirme, sans aucune ambiguïté, que je serai candidat à la mairie de Thiès Nord.








