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Vidéo/L’hydraulique dans l’ère de l’énergie propre, la Sen’Eau étrenne 2 champs solaires

La Sen’Eau a fait un saut précieux dans l’ère des énergies renouvelables, pour une exploitation plus durable de l’eau. C’est dans ce cadre qu’elle a procédé à l’inauguration de deux champs scolaires respectivement à Mékhé er Keur Momar. Ces deux localités regroupent des sites très importants, dans l’approvisionnement en eau potable de Dakar et des zones traversées comme Thiès, Mbour, etc. En effet, les installations du surpresseur de Mékhé permettent d’injecter 9 millions de litres d’eau supplémentaires par heure, dans le réseau d’approvisionnement de Dakar. Selon Babacar Moundor Ngom Secrétaire Général du Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement qui présidait la cérémonie d’inauguration, il s’agit d’infrastructures qui consomment beaucoup d’énergie électrique. Et c’est pourquoi, la Sen’Eau et ses partenaires ont jugé utile d’innover, en recourant à l’énergie propre. Ces champs solaires sont le fruit d’un partenariat avec TotalEnergies. D’une capacité installée de 9 MW avec 14.800 panneaux solaires, pour une capacité de production de 60 MWh, celui de Mékhé va assurer la couverture de 32% des besoins en énergie du surpresseur de Mékhé. Pendant ce temps, la centrale solaire de Keur Momar Sarr, avec une capacité installée de 11MW, avec 18.300 panneaux solaires, pour une production de 72 MWh, va assurer 32% des besoins en énergie des usines stratégiques de Keur Momar Sarr. 

La mise en service de ces deux champs solaires représente 30 à 35% des charges d’exploitation et permet ainsi une réduction significative de la facture énergétique. Au-delà de cet aspect, cette innovation permet également d’optimiser le coût de production de l’énergie électrique, et de préserver l’environnement à travers la réduction du rejet de CO2 d’environ 27.700 TCO2 par an. La réalisation de ces infrastructures a en outre permis de créer 120 emplois pour les jeunes des localités concernées pendant la phase de réalisation et 10 à 15 permanents après la réception des champs et le démarrage de la production. Le Secrétaire Général du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement renseigne que l’énergie produit par ces champs va donc impacter les coûts de production. En effet, il est indéniable que si l’on parvient à maîtriser l’énergie qui est le coût le plus coûteux, cela va impacter le coût de l’eau. Ce qui va également à ses yeux, dans le sens d’une plus grande démocratisation de l’accès au liquide précieux, avec des coûts supportables pour les populations. Les populations ont soulevé des préoccupations, notamment le renforcement de l’accès à l’eau potable, à travers la démultiplication des branchements sociaux, mais aussi un accompagnement pour la fourniture d’électricité au niveau des villages environnants aux champs solaires. Selon lui, les doléances seront portées à la connaissance des plus hautes autorités et il est clair qu’elles ne manqueront d’apporter des réponses. L’efficacité est au cœur de ce projet, avec une technologie de pointe. Selon les données techniques, les deux sites intègrent des innovations technologiques majeures, avec des panneaux solaires bifaciaux exploitant l’effet d’albédo, un système de tracking solaire occasionnant plus de 30% de rendement, des onduleurs multiples, un poste de livraison centralisé, des systèmes avancés de supervision et de sécurité.

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